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andreas-eric-ausseil-oeuvres

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Vous laissez voyager à travers le temps parmi mes œuvres peintes, dessinées ou écrites, de 1985 à maintenant. Des traits aux mots, du mouvement au vocable, de la couleur au signe, de simples ponctuations à suivre ou à poursuivre.


Journal d'écriture 2003-2004

Publié par Andreas sur 15 Janvier 2018, 19:16pm

Catégories : #journal d'écriture

Journal d'écriture 2003-2004
Journal d'écriture 2003-2004

 

Samedi 9 juillet 2003

 

Avec la nuit comme compagne

Je laisse les mots accomplir

Le prodige toujours aussi incomparable

Du retour sur soi

Partagé avec Toi.

 

***

 

Cette précision et cette clarté stupéfiante.

 

Ce qui dans l’esprit s’éclaire brusquement.

Un éclat bref mais si dense…

 

***

 

L’impression de comprendre enfin ce qui se dissimule derrière le tain du miroir : son propre reflet mais sans masques.

 

Mercredi  10 décembre 2003.

Tuant – Énervant – Éreintant…

Autant d’adverbes que je désire laisser ici telle une interrogation au bord de la feuille.

 

Mercredi 1er décembre 2004

 

Comme un prolongement de la ligne… Quelque chose qui serait à suivre, à écouter… à rendre… mais sans monnaie d’échange.

 

***

 

Une continuation du point…

La ligne se perpétue et avec elle le signe creusé sur la bouche.

Un entremêlement. Écriture et corps confondus

 

***

 

La poursuite d’une quête.

 

***

 

Ce mot qui se pose sereinement sur la peau et qui décrit la moindre de ses exaspérations.

Comme une page que l’on effleure, la membrane de sa bouche frémit.

Sensualité et pudeur ensemble mêlées. Elle est femme…

Désir et attente… si légère.

 

***

 

D’un creuset subtil

Elle forme la ligne

Sur son sommet érectile.

 

***

Elle se penche puis se couche.

Elle se joue de son corps pour mieux le surprendre.

C’est une attente longue mais sereine qui entame peu à peu son incertitude… une forme d’inquiétude amère s’était dessinée en elle autrefois. Mais maintenant, en ce temps qui la cerne, plus rien ne peut l’entraver et elle court… majestueuse… fière de ses origines.

 

***

 

Le contour… Le pourtour… le détour… Les creux qui se remplissent… qui se dévident.

Cela se croise et se décroise.

Se tourne et se détourne.

Se trace et s’efface.

S’exaspère et se mutile.

Se tend et s’écoute.

Se voile et se masque.

Se pare et se détache.

Comme une écriture sans fil…

Indocile et fière. Sombre et subtil.

Elle creuse sur la peau indolore son signe… comme un désir fluet mais enjoué… une parole encore à défaire… à créer… développer.

Une parole à emporter… Si furieuse.

Une tempête au milieu de nulle part.

Une part d’ombre une autre de lumière.

Tout cela qui s’agite et s’enfuit.

 

***

 

 

Comme s’il fallait inventer un autre érotisme…

Une signature brutale sur le parchemin de la peau… un paraphe indélébile.

 

***

 

L’hésitation ne nuit pas à la recherche. Bien au contraire, elle la rend plus trépidante encore.

 

***

 

Comme un feuillet frémissant, l’étoile de ses doigts se soulève.

***

 

Il s’agit d’un plaisir sombre mais qui pourtant, à force, s’illumine.

 

***

 

On cherche la trace. On désire à toutes forces la convoquer.

Et les incantations sont des effluves subtils qui dessinent tout autour de son territoire une autre origine.

 

***

 

La fumée n’est plus visible…

Ce qui fait que l’on se voue à d’autres volutes – beaucoup plus subtiles – d’autres fantômes plus vaporeux et moins sombres.

Alors, ce qu’on imagine percevoir prend une toute autre ampleur.

 

***

 

Se soutenir autrement.

Trouver quelle pression est nécessaire.

Quelles torsions ? Quelle exaspération…

 

***

 

Le creux se plie et la ligne se trace.

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